Dans ces contrées, ces plaines accidentées
et vertes
où poussent les HLM
il y a un homme les mains dans les poches
qui attend à l’entrée d’un terrain vague
Dans notre monde déchiré, les footballeurs
sont les nouveaux Saints
Que l’on craint
Les actrices pornos nos chanteuses préférées
et la télévision notre animal de compagnie.
Dans mon train de Banlieue les dialogues creux
et les sourires malheureux
sont capturés par les caméras de surveillance
des quais D & E
les nuages pollués se cachent
pour s’évaporer
et le soleil du matin
réveille nos vieux chagrins, d’enfants gâtés
que le béton a comblé
Tiens déjà la gare du Nord….
15/06/98 9h06
Publié dans trains | Laisser un commentaire »
1/03/99
septembre
du RER ; le paysage qui défile
de retour du salvateur exil
la peau cramée comme un débile
vogue mon regard, sur les tours de la ville
mon Dernier périple inhumain
écœurante cavale dans les petits chemins
s’achève dans ce putain de train
battement fou de mon cœur dans ta main
la pluie sur les vitres
mon pauvre libre arbitre
mes Espoirs optimistes et sinistres
s’enfuient , comme mon sang
par litres
13-22/09/99
Publié dans trains | Laisser un commentaire »
parkingSUBCONSCIEN?CE
parkingSUBCONSCIEN?CE
parkingSUBCONSCIEN?CEparkingSUBCONSCIEN?CEparkingSUBCONSCIEN?CE
parkingSUBCONSCIEN?CEparkingSUBCONSCIEN?CE
parkingSUBCONSCIEN?CEparkingSUBCONSCIEN?CE
SUBCONSCIENT
SCIEN?CE
PARKSUB
Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire »
L’ivre lourd et mal éveillé
roule sur les rails de sa destinée
le livre lu et tout déchiré
un cahier de poemres mal digérés
livre d’histoires sans intérêt
livre à tous son dernier secret
Libre pourtant de ne pas vous parler
me lire (cependant
(pourtant vous le ferez
livre-recueil d’écueils de ma vie passée
roule les syllabes comme ma tête sur
le pavé ?)
l’oreiller ?)
libre à vous de me détester
l’Hydre aux facettes tour à tour
démasquée
l’ivre de maux et de désirs impossibles
je traîne dans les trains ternes
et les (vers libres
(verres libres
cherchant
l’ivresse de liberté
en écrivant
des livres.
octobre7/10/99
Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire »
(Veux-tu que je te chante une chanson Dave? )
Le Danube Bleu.
Qu’est ce que ceci ? (je tremble)
Des rayons colorés, des lumières majuscules
Fusent dans mon Iris
Forêts, lacs et paysages fluorescents, Une
surface pigmentée en jaune est éclairée
par un rayon de lumière blanche
Moi et mon casque sommes secoués, (frénésie ?)
Perdu-contrôle-perception oculaire
Où suis-je ? Je me vois. Mon scaphandre orange.
Bruits liquides et métalliques
Quelle est cette salle blanche ? Je suis vieux.
Pourquoi ces statues, ces lampes ? Suis-je à table ?
Mon verre m’échappe des mains et se brise au sol
Je suis dans ce lit. J’ai 2001 ans.
Bruits organiques et silence stellaire.
Peau ridée, chauve, mon bras se lève.
Ce monolithe, noir comme le néant, dressé devant moi
J’ai les jambes rabbatues, ma tête gigantesque.
Je suis un foetus pouvant toucher le système solaire.
Ainsi parla Zarathoustra.
(Elle s’appelle “Au clair de la lune”)
David Bowman 1968
Publié dans filmpoetries | Laisser un commentaire »





